Virginie Janelas

Je suis comédienne et musicienne, active dans la région depuis une dizaine d’années. Je me suis formée à l’École Jacques Lecoq de Paris pour le théâtre et je suis autodidacte concernant la musique. J’ai travaillé à Paris et en Suisse pour diverses compagnies de théâtre et j’ai créé des spectacles avec la Cie Katapult jusqu’en 2021. J’ai notamment écrit et mis en scène Tête de Cerf qui a fait une belle tournée dans toute la Suisse romande et même jusqu’au Festival OFF d’Avignon, puis j’ai mis en scène le spectacle Docteur Cacheton. Il a été soutenu par le programme Scènes Communes dont a fait partie le théâtre de Grand-Champ.

Avec le trio rock Cargo Indigo, dans lequel je chantais, jouais de la guitare et co-composais, nous avons sorti un EP Cavale puis un album Pétrole Sanguin avec lesquels nous avons joué dans de belles salles romandes telles que le Romandie à Lausanne, les Caves du Manoir à Martigny et la Case à Chocs à Neuchâtel. Désormais active en solo, je compose les musiques des spectacles de la Cie Cafuné et m’attèle à la création d’un album pour 2025.

Je n’ai pas de remède au vent

Virginie Janelas a été designée lauréate de la bourse d’aide à la création 2023 pour son projet de spectacle Je n’ai pas de remède au vent.

C’est un spectacle hybride entre théâtre et musique, présenté au printemps 2024 à Lausanne.

« Est-il possible d’échapper à ses origines ? Doit-on au contraire tout faire pour les revendiquer ? Pour cette nouvelle création théâtrale et musicale, j’interpréterai et chanterai seule en scène des textes et compositions personnelles autour de la transmission de l’exil vécu par des générations de portugais·es, dont mon père, depuis la Révolution des œillets en 1974. Depuis toute petite, j’en suis témoin : les petites et les grandes humiliations, cachées dans les silences d’un homme au visage double, à faire rire la galerie en public mais qui laisse voir toute sa colère et sa frustration dans l’intimité du foyer. Jouant avec la saudade, animée d’une force électrique, je cherche à localiser l’endroit où se distillent l’héritage et la poétique de l’exil. Ce qui se transmet d’une génération à l’autre. Ce qui lui appartient en propre. Et ce qui me ramène à un pays où je n’ai pas grandi, mais où courent toutes mes racines. »

Nyon Région Télévision, 13 juin 2024